Reconnaître ses émotions

Reconnaître ses émotions

« On ne voit bien qu’avec le cœur.
L’essentiel est invisible pour les yeux. »

Antoine de St Exupéry, Le petit Prince

Nous avons une tendance générale à confondre les notions d’émotion et de sentiment.

Le sentiment est un état affectif qui est souvent lié à des représentations auditives ou visuelles. Il fait plus appel à la notion d’intuition et il est moins perturbant qu’une émotion.
Tandis que les émotions sont un état affectif intense qui se traduit par une soudaine perturbation physique et psychique.
Les émotions sont en fait des indicateurs à l’action qui se traduisent notamment par des réactions physiques.
Ainsi, l’émotion ressentie par la peur entraine un afflux sanguin vers les muscles qui dirigent le mouvement
(les jambes pour la fuite).
Toutefois de nombreuses personnes ne se laissent pas la chance d’exprimer leurs émotions, leurs sentiments ( ces freins peuvent être engendrés par un milieu familial qui n’autorisait pas leurs expressions par exemple).
Dans mon travail d’acceptation corporelle, notamment quand j’interviens sur les complexes, on revient très souvent sur les émotions et les sentiments d’infériorité.
Un surmoi qui nous transpose à nous comparer à des idéaux irréalisables.
Quand on rentre un peu plus dans le détail et que l’on creuse cette notion d’infériorité comparative, on se rend compte que la comparaison se fait avec « l’autre ».
Mais l’autre n’est pas souvent nommé, ou alors de manière vague, générale ou non comparable.
Les émotions sont au nombre de 6
-peur,
-tristesse,
-joie,
-dégoût,
-surprise,

-colère.

Même si certaines peuvent au premier abord nous repousser, elles tendent à être moins agréables si nous les combattons.
Au contraire, si nous leur permettons d’exister, elles deviennent plus appréciables. (Cette notion fera l’objet d’un article prochainement).

Malheureusement, nos émotions peuvent être altérées.
En effet, une émotion peut laisser place à une autre. Ainsi : la colère peut disparaître au profit de la tristesse.
Il est  parfois vraiment difficile d’accéder à une véritable émotion car nous nous en sommes coupés pour nous protéger.
Par exemple, une personne qui ne peut exprimer sa colère dans un certain contexte (professionnel, familial, amical,…) va chercher un exutoire acceptable pour son environnement. Elle pourra parfaitement remplacer une émotion par une autre pour plaire à son « entourage ».
Par conséquent dès que la personne ressentira de la colère dans ce même environnement, elle la substituera par de la tristesse.
Cependant, rien n’est figé et nous pouvons retrouver nos vraies émotions et les laisser agir comme il se doit.
Ci-dessous : un extrait du programme Liberté sur les émotions

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